Automatisation et RGPD : ce qu'il faut cadrer dès le départ
Dès qu'une automatisation touche à des données personnelles — un e-mail client, un CV, une facture nominative — le RGPD s'applique. Cela ne complique rien si les questions sont posées au moment de la conception.
Identifiez ce qui sort de votre système d'information. Une automatisation qui envoie du texte à un service externe transmet des données. Sachez lesquelles, vers où, et sous quel contrat.
Minimisez. Une automatisation n'a presque jamais besoin de la fiche client complète pour classer une demande. Transmettez le strict nécessaire : c'est à la fois plus conforme et moins risqué.
Fixez une durée de conservation. Les journaux d'exécution contiennent souvent des données personnelles et s'accumulent sans que personne y pense. Décidez d'une durée et purgez automatiquement.
Prévoyez l'intervention humaine sur les décisions qui produisent des effets sur les personnes. Un tri automatique de candidatures ou un refus généré sans relecture pose un vrai problème, juridique autant qu'humain.
Documentez enfin le traitement : finalité, données concernées, destinataires, durée. Une page suffit, et elle vous sera demandée le jour où la question se posera.